9/10/2026
Déclaration liminaire d'octobre 2026
Nos missions évoluent, nos contraintes augmentent, nos moyens doivent suivre

DÉCLARATION LIMINAIRE – UNSA SDIS 95

Comité Social Territorial – Octobre 2026

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les membres du CST,

Nous ne pouvons débuter cette séance sans évoquer le mouvement social national qui traverse

actuellement notre profession.

Ce mouvement traduit des difficultés profondes et persistantes : manque d'effectifs, recrutement,

fidélisation, conditions de travail, pouvoir d'achat et reconnaissance des personnels.

Nous sommes pleinement conscients des contraintes budgétaires auxquelles notre SDIS est confronté.

Cependant, depuis près de dix ans, nous constatons une dégradation progressive de nos conditions de

travail et de nos capacités opérationnelles.

Les agents sont toujours davantage sollicités pour compenser les manques d'effectifs. Cette situation ne

peut pas devenir la norme.

Les personnels administratifs, techniques et spécialisés subissent de plein fouet l'inflation, l'augmentation

du coût de l'énergie et la perte de pouvoir d'achat, sans réelle compensation.

L'UNSA SDIS 95 demande l'attribution d'une prime exceptionnelle aux PATS, afin de reconnaître leur

engagement et leur contribution indispensable au fonctionnement de notre établissement.

Concernant le télétravail, nous prenons acte de la journée supplémentaire accordée jusqu'à fin décembre

aux agents éligibles et demandons sa pérennisation.

Nous souhaitons également obtenir des réponses concernant l'étude sur les risques psychosociaux.

Où en sommes-nous ? Quelles mesures concrètes ont été prises ?

La surcharge numérique, notamment liée à la multiplication des courriels, avait été identifiée. Quelles

actions ont été engagées depuis ?

Les études doivent désormais se traduire par des actes.

La situation des personnels du CODIS est également préoccupante. Les agents sont à bout de souffle !

Alors que les inscriptions aux concours sont ouvertes, certains agents ne trouvent aucune correspondance

adaptée à leurs fonctions pour envisager une évolution de carrière.

Comment peut-on exiger toujours plus de ces personnels sans leur offrir de véritables perspectives

professionnelles ?

Les agents cumulent missions opérationnelles, travaux en sections, astreintes et rappels pour pallier les

manques d'effectifs. Ils doivent également faire face aux incivilités et aux pressions quotidiennes.

On leur explique qu'ils constituent « un service à part ». Mais ils ne peuvent pas être un service à part

uniquement lorsqu'il s'agit de leur refuser certaines perspectives ou formes de reconnaissance.

Désormais, certains sont également sollicités pour effectuer des gardes SPV en complément de leur

temps de travail.À force de tirer sur la corde, elle finira par rompre.

Nous demandons une véritable reconnaissance des missions du CODIS, des effectifs adaptés et des

perspectives d'évolution professionnelle.

NOUS ATTENDONS DES ACTES

Monsieur le Président,

Nous entendons les contraintes financières, mais nous demandons que soit également entendue la réalité

humaine et opérationnelle de notre établissement.

Les personnels ne peuvent pas être éternellement la variable d'ajustement des difficultés budgétaires et

organisationnelles.

Le dialogue social doit permettre d'apporter des réponses concrètes, et non simplement de constater,

année après année, les mêmes difficultés.

L'UNSA SDIS 95 attend des engagements sur les effectifs, les conditions de travail, le pouvoir d'achat, la

prévention des risques psychosociaux et la reconnaissance de l'ensemble des personnels.

Nos missions évoluent, nos contraintes augmentent. Nos moyens et notre reconnaissance doivent suivre.

Je vous remercie.

Le Bureau,

UNSA-SDIS 95

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